Alix Edwiges

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Alix Edwiges (née en 1998 à Paris), diplômée d’une licence de science politique-parcours journalisme, est passionnée en premier lieu par le journalisme dont elle souhaite faire son métier. A travers ses photographies, cette passion affleure et elle souhaite donner une vision plus conceptuelle des principaux enjeux du monde contemporain, une vision qui ouvre une réflexion, sociale, politique, économique, au-delà de l’aspect purement esthétique.

« J’ai toujours été fascinée par l’image sous toutes ses formes. J’ai d’abord commencé par prendre des cours d’arts plastiques et dessiner, tout en développant un intérêt pour l’art moderne puis contemporain. J’ai ensuite fait une transition vers l’animation en construisant et en animant image par image des personnages inspirés notamment du cirque d’Alexander Calder. Un intérêt qui s’est soldé par une véritable passion pour le cinéma avec la réalisation de nombreux courts métrages et plusieurs participations à de petits festivals. Pendant trois ans, j’ai pris des cours d’histoire de l’art au lycée et j’ai intégré le ciné-club de la Cinémathèque de Paris. J’ai ensuite pris part pendant un an à un atelier de vidéo de création au centre d’arts plastiques et visuels de Lille. Des vidéos qui deviendront de plus en plus journalistiques. En 2019 je participe et remporte le concours Jeunes Reporters pour l’environnement dans la catégorie « vidéo/étudiant.e en journalisme », ce qui m’a permis de réaliser mon premier reportage vidéo. Je suis ensuite partie au Cambodge en tant qu’assistante réalisatrice lors du tournage d’un documentaire sur une ONG et j’en ai profité pour réaliser deux reportages sur le thème de l’éducation et du développement durable ainsi qu’un photo-reportage sur la gestion des déchets dans le pays.

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La photographie a toujours été présente dans son processus créatif mais sans jamais vraiment s’affirmer en tant que support à part entière. Inspirée notamment par les photographies d’architecture de son oncle Pierre de Loheac ou par celles du photographe Yoriyas Yassine Alaoui au Maroc, c’est seulement lorsqu’elle remporte le concours Anticliché dans la catégorie « Portrait » que la photographie prend davantage d’importance. Elle achète alors ses premiers argentiques et réalise des photographies d’architecture ou de détails urbains dans les villes qu’elle visite, que ce soit pour le côté esthétique - l’ambiance d’une ville - ou pour ce qu’elles disent de la situation sociale et historique de la ville et du pays : la beauté et la lumière de la ville de Tanger (Maroc), des photographies de la prison S21 au Cambodge, de triste mémoire lors du génocide khmer rouge des années 70, des clichés de lieux réhabilités à Berlin - la tour Teufelsberg érigée durant la Seconde Guerre mondiale par les Alliés qui servit ensuite de station d’espionnage pour les Etats-Unis dans l’ancien Berlin-Ouest - ou encore des clichés des rues de Belgrade (Serbie) portant encore les vestiges des bombardements de l’OTAN il y a 20 ans. Actuellement, Alix Edwiges est d’ailleurs en train de réaliser une série de photographies uniquement consacrées à Belgrade, ses bâtiments bombardés et les tags de la jeunesse qui s’exprime sur le régime et l’histoire du pays.